Le problème à 27,2 milliards de dollars : pourquoi l'IA redéfinit l'identité numérique et la confiance
auteur
Joel Foster
publié
14 janv. 2026
catégories
Accords
temps de lecture
4 min

L'IA transforme l'identité numérique et révèle les faiblesses des signaux de confiance traditionnels, créant ainsi de nouveaux risques pour les organisations et les accords sur lesquels elles s'appuient.
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Table des matières
1. Démocratisation et expansion de la fraude à l'identité
2. Une menace fondamentale pour les entreprises
3. L'identité doit être prouvée, pas supposée
4. Votre guide pour rétablir la confiance numérique
- 1. Démocratisation et expansion de la fraude à l'identité
- 2. Une menace fondamentale pour les entreprises
- 3. L'identité doit être prouvée, pas supposée
- 4. Votre guide pour rétablir la confiance numérique
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L'IA modifie radicalement, rapidement et durablement la manière dont le travail s'effectue. Des processus qui nécessitaient des semaines d'efforts manuels prennent désormais quelques heures grâce à l'automatisation par l'IA.
Chez Lumin, nous accueillons favorablement cette évolution. De la simplification de la génération d'accords à l'optimisation de la création, de l'édition et de la signature des documents, nous intégrons l'IA à chaque étape du flux documentaire pour permettre aux organisations de travailler plus intelligemment et plus rapidement. Mais l'IA apporte également son lot de nouveaux défis.
L'IA a permis de déployer la tromperie à grande échelle. Les vidéos et audios de type deepfake se multiplient, et la fraude documentaire ou sur les signatures n'a jamais été aussi simple à réaliser. Résultat : la confiance dans les systèmes numériques s'érode dans presque tous les secteurs, et la reconstruire exige de dépasser les simples suppositions sur l'identité au profit de preuves vérifiables des personnes avec qui nous interagissons réellement.
Démocratisation et expansion de la fraude à l'identité
Les menaces auxquelles les organisations font face aujourd'hui sont bien différentes de celles d'il y a quelques années. Les fraudeurs, qui avaient autrefois besoin d'opérations complexes pour falsifier des documents ou usurper l'identité de dirigeants, trouvent désormais dans l'IA un moyen abordable, accessible et bien plus sophistiqué de tromper.
Les consommateurs ont perdu l'énorme somme de 27,2 milliards de dollars à cause de la fraude à l'identité en 2024. Les entreprises ne s'en sortent pas mieux, l'organisation moyenne déclarant une perte annuelle de 7 millions de dollars liée à la fraude à l'identité. Et le phénomène s'accélère rapidement : les institutions financières signalent une augmentation de 2 137 % des tentatives de fraude par deepfake sur les trois dernières années.
Des exemples récents illustrent concrètement la façon dont ce type de fraude se manifeste et ses conséquences. En Italie, plus tôt cette année, des dirigeants d'entreprise ont été ciblés par des appels utilisant une voix du ministre de la Défense du pays clonée par IA. Les escrocs affirmaient que des journalistes italiens avaient été enlevés et sollicitaient une aide financière urgente, ce qui a conduit un entrepreneur de renom à transférer près d'un million d'euros.
En 2024 à Hong Kong, un employé des finances a participé à ce qui semblait être une visioconférence classique avec le directeur financier et des cadres de son entreprise — alors que tous les autres participants étaient en réalité des deepfakes générés par IA. La réunion, particulièrement réaliste, a convaincu l'employé d'autoriser 15 virements totalisant 200 millions de HK$ vers des comptes frauduleux.
Une menace fondamentale pour les entreprises
L’impact de la fraude à l'identité alimentée par l'IA ne se limite pas aux pertes financières : elle mine la confiance dans les accords sur lesquels les organisations comptent. Si elles ne peuvent plus faire confiance au moment clé de l'accord — la signature de chaque partie impliquée —, c'est toute l'entreprise qui en subit les répercussions.
Exposition au risque juridique et de conformité
Pour les transactions stratégiques, un manque (ou une insuffisance) de vérification d'identité au moment de la signature crée d'importantes vulnérabilités juridiques :
- Les organisations font face à davantage de litiges, car elles ne peuvent plus garantir l'authenticité d'une signature.
- Dans les secteurs réglementés, les organisations subissent un examen accru, tandis que les solutions traditionnelles de signature électronique présentent souvent des lacunes en matière de conformité et de sécurité.
- L'effondrement de l'assurance de l'identité signifie que les processus numériques ne peuvent plus être considérés comme fiables pour les accords les plus stratégiques.
Des coûts opérationnels accrus et des retards
L'absence de garantie d'identité mène directement à des frictions opérationnelles :
- Les cycles de contractualisation s'allongent en raison des contrôles manuels, appels de vérification ou procédures de re-signature imposés par des préoccupations de sécurité.
- On assiste à un retour aux processus papier, ce qui annule les gains d'efficacité de la transformation numérique.
- Les coûts opérationnels s’envolent à cause des vérifications manuelles étendues de l'authenticité des signatures sur les documents stratégiques.
Des impacts spécifiques à chaque secteur
Ce schéma de vulnérabilité se retrouve dans tous les secteurs :
- Services financiers : Les chargés de prêt doutent de la légitimité des demandes de crédit : s'agit-il de vrais demandeurs ou d'identités synthétiques ?
- Services professionnels : Les avocats s'interrogent sur l'authenticité des signatures de leurs clients sur des accords à fort enjeu.
- Secteur public : Les agents peinent à vérifier que les citoyens sont bien ceux qu'ils prétendent lors de la signature de déclarations sur l'honneur ou la demande de permis.
L'identité doit être prouvée, pas supposée
L'IA rend la fraude à l'identité plus facile à produire et plus difficile à détecter, rendant ainsi obsolètes les simples indices superficiels. La solution n'est pas d’abandonner les processus numériques, mais de les renforcer par des garanties plus robustes.
Le défi est de taille pour les accords, où une seule attribution erronée d'identité peut compromettre conformité, sécurité ou résultats financiers. Plutôt que de se fier à l'accès à une boîte mail ou à la possession d'un appareil comme preuve d'identité, les organisations peuvent adopter des méthodes cryptographiques liant une identité validée, appuyée par la biométrie depuis le dispositif du signataire, au document exact approuvé.
Cette approche, illustrée par la Signature Numérique Vérifiée, restaure la confiance dans les accords numériques sans générer de frictions inutiles. Elle ancre chaque validation à une personne vérifiée et associe cryptographiquement le signataire, le document et le moment précis, pour faire progresser ensemble confiance, conformité et efficacité.
Votre guide pour rétablir la confiance numérique
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Élaboré en partenariat avec MATTR, pionnier reconnu de la TrustTech, ce livre blanc propose des exemples concrets, des analyses sectorielles et un cadre pratique pour renforcer la confiance numérique dans un environnement où les menaces liées à l'IA sont omniprésentes.
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